Une aventure poétique vers une parole épiphanique du temps

Un entretien avec Pascal Boulanger par Arnaud Le Vac

.

« J’écris, je suis écrit dans un saisissement qui me dessaisit et si je suis dans l’échec et la question, je sais être aussi dans la beauté des choses qui ne fait pas question. »
                                                                   Entretien de Pascal Boulanger avec Serge Martin,
                                                                                           La poésie à plusieurs voix[1]
, 2010.

Trame Anthologie 1991 2018 suivie de L'amour là– Pascal, je suis très heureux que tu aies accepté cet entretien. Je le vois comme une possibilité de parler avec toi de la publication de tes œuvres poétiques complètes (à ce jour) réunies sous le titre Trame : anthologie 1991-2018 suivie de L’amour là dans un très beau volume de la collection poésie des éditions Tinbad. Comment vois-tu la publication de ces 16 recueils de poésie qui couvre pas moins de 30 ans d’écriture ?

   – Cette publication, que je dois à Guillaume Basquin et aux éditions Tinbad, je la vois – je la vis – comme une chance. N’eus-je pas une fois une jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d’or, – trop de chance ! (Rimbaud).
En effet, la chance est d’avoir un corps en perpétuelle réinvention sensible, un corps passant par la voix de l’écriture, mêlant aux énergies – brutales et douces – la grande bibliothèque. La faveur fixe, finalement, aura été d’échapper aux postures sociales et mondaines. Tous effets de représentation sont des compromis, certes, mais pas des compromissions. Écrire pour moi et laisser lire ce qui a été écrit a été une façon de ne pas trahir ma jeunesse et mon adolescence. Cette trame marque une fin qui n’ignore pas son commencement. Elle ne m’appartient plus tant elle a été écrite en ma faveur et à mon insu.

   – J’aimerais insister sur le fait que tu as toujours tenu nécessaire de mener avec ton activité poétique une activité critique en situation. Ce questionnement est une préoccupation constante chez toi et qui fait que tu es intervenu notamment à deux reprises lors de la publication de L’anthologie Une « action poétique » de 1950 à aujourd’hui (Flammarion, 1998), et lors de la publication de l’anthologie Poésies 1990/2000 Le corps certain (revue La Polygraphe n° 17/19, éditions Comp’Act, 2001). Ces deux textes critiques s’intitulent Présentation historique et Le corps certain, et mettent en avant une pratique de la poésie dans son rapport au poème. Mais aussi, quelques années plus tard, avec la publication d’un livre collectif Suspendu au récit La question du nihilisme (éditions Comp’Act, 2006) et Fusées et Paperoles (éditions L’Act Mem, 2008). Je remarque que c’est toujours cette interrogation que tu sembles renouveler dans tes articles critiques, mais encore dans la livraison de tes carnets Confiteor (Carnets 2012-2013, Librairie éditions Tituli, 2015) et Jusqu’à présent je suis en chemin (Carnets 2016-2018, Librairie éditions Tituli, 2019). Quelle est pour toi la nécessité de cette activité critique ? Quels en sont les enjeux ?

Pascal Boulanger Mdlp   – Si la poésie, par essence, résonne (et raisonne) en toutes langues du monde, c’est parce qu’elle s’envisage, avant tout, comme chant et comme critique. Ma poésie convoque la bibliothèque. Si je n’avais pas sensiblement lu je n’aurais jamais sensiblement écrit. La dette et l’adresse (ce que je dois aux livres et à l’art et à qui je m’adresse sinon essentiellement aux écrivains et aux penseurs ?) sont au cœur de toute cette affaire de lecture et d’écriture. Autrement dit, publier les livres critiques que tu évoques ou publier des recueils poétiques, c’est la même chose, mais en langue différente. Par conséquent, ce sont les classifications scolaires qu’il faut déjouer. Autrement dit, je convoque la bibliothèque et sa dynamique de langue aussi bien dans mes poèmes que dans mes notes, mais je la convoque différemment, en ligne de prose brisée ou ample.

Pascal Boulanger Sète   – Ce qui me retient à la lecture de Trame, d’un recueil à l’autre, d’une œuvre poétique à l’autre est l’importance que tu donnes à la parole dans son rapport au monde, en tant qu’épiphanie sensible du temps, tournée vers ce que tu appelles le haut-lyrisme. Quel est pour toi ce qui fut déterminant dans cette quête poétique de la parole vers le haut-lyrisme ?

   – C’est, en effet, en termes de rapport et de dialectique, de paradoxe et de tension aussi, qu’il faut envisager les choses. Mais pour adopter un dispositif qui intègre, il y a nécessité à refuser la poésie subjective (horriblement fadasse d’après Rimbaud) mais pas seulement… Il faut aussi éviter le simple jeu formel, performant et spectaculaire des postmodernes qui semble devenu la règle dans les bruyantes lectures publiques. Le haut lyrisme, c’est l’amour de la langue avant tout. Il est tenable à condition d’adopter une vision anthropologique et métaphysique. Penser la circulation, c’est penser le chant des faits d’armes (et de larmes). Le lyrisme comme chant critique se charge de l’histoire monumentale. Si la parole poétique ne renvoie qu’à des épreuves vécues, sans assumer des filiations (avec les grands livres qui fondent des civilisations) elle sombre dans l’emphase anecdotique. Nous y sommes d’ailleurs, dans ce supplément d’âme très crade, puisque le postmoderne ne se prosterne que devant lui-même. A l’inverse, Il faut tenir sur une verticale d’aspiration et sur une horizontale de limitation, sur la présence et l’absence. Cette tension, inscrite dans le vers même, définie, d’après moi, le haut-lyrisme.

   – J’aimerais pour finir cet entretien revenir sur le rapport que tu entretiens avec les livres. Quels sont les livres qui viennent le plus souvent à toi dans le retrait de ta bibliothèque, qui est aussi une ouverture de soi au monde ?

  Bibliothèque de Pascal Boulanger – Je ne lis pratiquement plus que des historiens et des théologiens. Sinon, est-ce un effet de l’âge ?, je relis ou plutôt j’approfondis. Par exemple, j’attaque, en ce moment, la correspondance de Guy Debord. Il s’agit pour moi de relire ou de trouver des œuvres qui ramènent la pensée là où elle se déploie ; dans la guerre spirituelle (aussi rude que bataille d’hommes écrivait Rimbaud). C’est dans la perspective historialo-théologique qu’une langue poétique peut résonner. La poésie pense toujours l’effondrement d’un monde, tout en restant dans le « oui » fondamental au monde. L’affirmation ne se voile pas la face envers le négatif. Elle le traverse. Cette traversée, hélas, n’est plus prise en charge par la plupart des romanciers et des poètes actuels ni, bien entendu, par les agitateurs d’idées qui débattent sur nos écrans exténués.

Pascal Boulanger et Arnaud Le Vac, Le sac du semeur 2019.


Photos © Pascal Boulanger :

Couverture de Trame : anthologie, 1991-2018, suivie de L’amour là, éditions Tinbad, 2018; Pascal Boulanger, Marché de la poésie; lecture au Festival Voix Vives 2018, Sète; bibliothèque de Pascal Boulanger.

Notes :

[1] Entretien de Pascal Boulanger avec Serge Marin, La poésie à plusieurs voix, rencontres avec trente poètes d’aujourd’hui, Armand Colin, février 2010.


Supplément à l’entretien :

Note de lecture de Serge Martin dans Europe, numéro 886-887, juin/juillet 2001.
Tacite, éditions
Flammarion, coll. Poésie, 2001 & Le Corps certain, La Polygraphe, numéro 17/19, Éditions Comp’Act, 2001.

Tacite   Pascal Boulanger mène de front une activité d’écriture et de réflexion poétiques mais il le fait d’une façon fort singulière : on ne peut pas dire que son écriture consonne avec les écritures à la mode ni que ses essais soient dans le ton dominant ; le poème y est pensé en évitant que les philosophèmes fassent le poème aussi bien que la pensée y est poème en refusant que la philosophie esthétise son propos en le poétisant. L’exergue de Tacite est de Baudelaire : intempestivité toujours moderne dans l’écriture de Boulanger car si le progrès n’existe pas en art – ce que quelques épigones post-duchampiens ou post-dadaïstes ou post-formalistes semblent ne pas comprendre encore – c’est aussi qu’en politique on peut désormais plus qu’en douter… Et voilà justement ce qui fait déjà la singularité de Pascal Boulanger : le recherche du continu du poétique et du politique en évitant les vieilles problématiques de l’engagement ou de la responsabilité… mais en cherchant dans l’écriture ce continu même. Pas seulement dans l’écriture : dans le continu de l’écriture et de la lecture, des lectures. Ce que le titre du dernier livre dit et ce que disent les essais toujours anthologiques de Pascal Boulanger : celui que vient de prendre le numéro 17-19 de la revue La Polygraphe, donnant d’ailleurs plus de force propre à son écriture des lectures. Car il faudrait ne pas distinguer les deux registres du travail de Pascal Boulanger : que le nom d’un auteur antique devienne titre d’un livre de poèmes est la (dé)monstration de ce continu-là : comment les noms qui ouvrent des livres font valeur. C’est un défi double à l’époque :opposer à la communication, à son vedettariat (y compris dans le petit domaine poétique), la relation de personne à personne, de livre à livre, dans et par le langage, dans et par cette activité subjective d’incorporation vocale. Appeler, s’appeler par-dessus tout ça (les siècles, les lieux, les séparations idéologiques, biologiques, métaphysiques…) pour faire entendre, faire s’entendre des noms, c’est-à-dire, précise Pascal Boulanger, des expériences incomparables, autant de vérités pratiques. Ce refus de l’effacement du corps, un corps-sujet contre tous les assujettissements, n’est possible que dans ce double défi à l’époque que Pascal Boulanger tente de lancer d’où il est, d’où il décide d’être, d’où il vit (bibliothécaire, poète, lisant, faisant tel jour ceci ou cela…) d’où il décide d’inventer une « vie immédiate », un « éternel maintenant ».

Poésies 1990/2000 Le corps certain revue La Polygraphe n°17/19et 19   Peu, très peu de poètes formulent avec une aussi grande force la question que pose Pascal Boulanger dans son ouverture à l’anthologie Le Corps certain, poésies 1990-2000, publiée dans le numéro déjà cité de La Polygraphe : La littérature, et singulièrement la poésie, sont-elles encore capables d’intégrer une critique d’ordre social, sans jouer pour autant le primat des effets de représentation sur la tenue de l’écriture ? Capables de condenser des informations sur le monde à l’intérieur même d’une dynamique de langue ? Pèse sans doute dans ce débat la tradition criminelle de l’engagement, du « Grand réalisme » (Lukàcs). Est-ce une raison suffisante pour céder à la pure et artificielle abstraction, pour camoufler le réel par le travestissement que l’idéologie du signe imposa aux Sciences Humaines ? Si, personnellement, je préférerais parler de mouvement de la parole (Hopkins) et non de dynamique de langue et j’aimerais quitter Heidegger dont Pascal Boulanger dit se démarquer s’agissant du « Site », de la « communauté de destin », je l’accompagne volontiers quand il pose qu’une œuvre authentique fait rupture avec l’époque dans le contenu d’une prosodie et d’une pensée, de la page et de la vie, du lire et du penser, de l’expérience et du corps… Que Pascal Boulanger appelle les poèmes qu’il a aimé lire des « poésies », rappelle ces continuités-là : dans Tacite, il écrit aussi : Aucune poésie n’agit comme cette prose. La poésie, à cent lieues des faux débats formalistes « poésie/prose », agit ou disparaît ! Ce que font par exemple ces énumérations de groupes nominaux (très beaux poèmes réécrits à partir de son précédent livre, Le Bel aujourd’hui, Tarabuste, 1999) qui font comme une litanie d’un présent dilaté. Ce que font aussi, dans La Polygraphe, tous ces poèmes pris à 36 livres de 36 poètes des dix dernières années du siècle. Non un choix répondant à un goût ou à je ne sais quels critères qui viendraient faire croire à une maîtrise, sanctionner quelque pouvoir (et renvoyer l’ascenseur) dans le champ littéraire, mais bien comme une seule voix résonnant de 36 voix, de la multiplicité des singularités qui font l’unicité d’un sujet du langage. Et Pascal Boulanger va alors bien au-delà – dans ses poèmes il en irait de même : cette polyphonie énonciative, formelle, thématique, prosodique (Vers et proses, rythmes, dit-il), au-delà d’une révolte solitaire qui maintiendrait la dichotomie individu/collectivité et renforcerait l’aporie des sciences humaines prise au tourniquet  des individualismes et autres holismes… Aussi Pascal Boulanger qui contredit avec le sens qu’il a d’une écoute amicale, nombre de ses amis qui répètent les dualismes de l’idéologie du signe – même Barthes y succombe quand il confond individu et singularité – répond avec le titre et tout ce qui suit de son dernier livre : Tacite c’est l’affirmation tranquille que le nom est un mouvement, une histoire qui change le présent des lectures, de l’écriture. Oui, Pascal Boulanger ne le dit pas seulement, il le fait : nulle poésie n’achève la poésie, mais chacune déplace, approfondit, récrée toutes les autres. Tacite est un des livres rares qui inventent des mouvements inédits du poème dans le langage : la relation y est une vérité pratique et elle concerne le sujet du langage (individuel ou collectif, peu importe mais ce continu importerait quand même, n’est-ce-pas ?) parce que nous sommes peut-être Prisonniers, au milieu de la plus libre, / la plus ouverte des routes. Le poème de Pascal Boulanger, réénonçant des poésies ou cherchant la poésie, est bien cette ouverture, cette écoute, au cœur du langage, donc de l’histoire : liberté de l’écrire donc de la faire. Avec ce paradoxe plus que tenu, vif dès le titre : que ce qui est tu appartient au langage, à l’histoire, plus ou du moins autant que le reste, car l’écrit, le poème, serait cet envol tactile d’abstraction (Mallarmé), pensée et beauté en acte.

Serge Martin, Europe, numéro 886-887, juin/juillet 2001.


Note de
lecture de Brigitte Donat sur le site de la revue Artpress, 14 mai 2013.
Au commencement des douleurs, éditions de Corlevour, 2013 & Dans les fleurs du souci, éditions du Petit Flou, 2014.

Au commencement des douleurs   Prolongeant la vision historiale de ses recueils Tacite (2001), Le Lierre La Foudre (2011), Pascal Boulanger poursuit à travers Au commencement des douleurs son travail d’écriture dans une recherche du continu du poétique et du politique. Ravivant par le titre la vision eschatologique de St Mathieu « Vous allez entendre parler de guerre, et de bruits de guerres … tout cela c’est le commencement des douleurs. », le poète enracine son recueil, pour une large part, dans une lecture réécriture de la Bible, (notamment celle de Chouraqui), renouant de cette manière avec une parole issue d’un passé lointain. Le poème emprunte à sa suite la voie prophétique et se chargeant de dévoiler la violence primitive perpétuellement en acte, il peint le désastre, la dévastation en cours.
La première section livre ainsi de tableaux en tableaux la vision des traînées sanglantes de l’histoire dans un tumulte répété de sons et d’images insensées, offrant une contemplation du négatif avec une certaine outrance. C’est même avec des élans tragico-jubilatoires, que l’écriture devient monstrative développant l’esthétique des grotesques. Des hypothyposes fascinantes multiplient des scènes horrifiques et saugrenues, et par leur licence et leur sauvagerie menacent nos représentations lisses d’un monde normalisé soumis à l’ordre des raisons. De manière narquoise, les lois d’un monde renversé reviennent sur le devant de la scène, dévoilant le nihilisme de l’humaine condition. Par une mise en abîme, le poème dans ses circonvolutions déclare « c’est écrit dans la parodie l’ironie l’atroce aphasie de ce qui nie dénie renie ». Pour autant s’il y a une jubilation à exhiber la monstruosité humaine à l’homme moderne qui ne veut rien voir, il n’y a aucune complaisance à s’y enfermer. L’immense comédie est vite congédiée avec la rapidité du trait par la présence du Crucifié qui s’oppose au dionysiaque et à sa violence primitive. Contrairement à ce que pense Nietzsche (c’est l’auteur du Gai Savoir qui conduit paradoxalement Pascal Boulanger au christianisme), ce n’est pas le Christ mais Dionysos à qui il semble désirable de mourir ou de devenir fou. Le dionysiaque n’est pas avide de préserver sa singularité, il se met à l’inverse, farouchement en quête de toutes les identifications collectives où il viendra, hystériquement se dissoudre.
A l’aune de cette connaissance se défait la faune des croyances et des illusions. La seconde section, ironiquement intitulée Les grandes épopées, égrènent la ruine de l’occident et de ses conquêtes au cours des siècles, à travers de micro scènes du moyen-âge jusqu’à nos démocraties. Le monde inguérissable laisse cependant place à l’affranchi, à son exil, à son recueillement, la défaite à l’émergence et à la grâce des petites choses. Un parti pris anti-moderne et anti-progressiste apparaît dans maints poèmes du recueil (le christianisme n’est pas la religion du progrès mais la religion du salut d’après Charles Péguy) et s’affirme dans Contre Monde : « A quoi bon croiser le fer/ avec le mal socialisé/ avec le propagandiste/ avec le propagandé ». Mieux vaut congédier le marasme par l’hommage toujours affirmée à la beauté du monde et à la nostalgie de la grandeur de ce qui fut. Dans une liste d’une centaine d’appellations, Pascal Boulanger rend grâce « Aux rituels anciens/ Aux chevaliers mystiques/ Au Christ tout neuf/ Aux vivants et aux morts qui nous attendent/ Au Chant de l’affirmation/ A l’affirmation plus lumineuse que toute preuve. »

Brigitte Donat, site de la revue Artpress, 14 mai 2013.

.


.

Livres de Pascal Boulanger :

Septembre, déjà, Messidor, 1991 (Réédition, en version numérique, par « Recours au poème », 2014).
Martingale, Flammarion, 1995.
Une action poétique de 1950 à aujourd’hui, Flammarion, 1998.
Le Bel aujourd’hui, Tarabuste, 1999.
Tacite, Flammarion, 2001.
Le Corps certain, Comp’Act, 2001.
L’émotion L’émeute, Tarabuste, 2002.
Jongleur, Comp’Act, 2005.
Les Horribles travailleurs, dans Suspendu au récit, Comp’Act, 2006.
Fusées et paperoles, L’Act Mem, 2008.
Jamais ne dors, Corridor bleu, 2008.
Cherchant ce que je sais déjà, Editions de l’Amandier, 2009.
L’échappée belle, Wigwam, 2009.
Un ciel ouvert en toute saison, Corridor bleu, 2010.
Carpe Diem, Vent de terre, 2010.
Le Lierre la foudre, Corlevour, 2011.
Faire la vie : entretien avec Jacques Henric, Corlevour, 2013.
Au commencement des douleurs, Corlevour, 2013.
Dans les fleurs du souci, Editions du Petit Flou, 2014.
Confiteor : carnets 2012-2013, Librairie éditions Tituli, 2015.
Guerre perdue, Passage d’encres, 2015.
Mourir ne me suffit pas, Corlevour, 2016.
Trame : anthologie, 1991-2018, suivie de L’amour là, éditions Tinbad, 2018.
Jusqu’à présent, je suis en chemin – Carnets : 2016-2018, Librairie éditions Tituli, 2019

Anthologies :

Histoires, in Le poète d’aujourd’hui, 7 ans de poésie dans « L’Humanité » par Dominique Grandmont, Maison de la Poésie Rhône-Alpes, 1994.
L’âge d’or, in Poèmes dans le métro, Le temps des Cerises, 1995.
Grève argentée, in Une anthologie immédiate, par Henri Deluy, Fourbis, 1996.
En point du cœur, in Cent ans passent comme un jour : cinquante-six poètes pour Aragon, édition établie et présentée par Marie Etienne, Dumerchez, 1997.
Ça, in 101 poèmes et quelques contre le racisme, Le Temps des Cerises, 1998.
Le Bel aujourd’hui : chroniques, in L’anniversaire, In’hui/le cri et Jacques Darras, 1998.
L’intime formule, in Mars poetica, Skud (Croatie) et Le Temps des Cerises, 2003.
Dans l’oubli chanté, in Les sembles, La Polygraphe numéro 33/35, 2004.
Jongleur, in 49 poètes un collectif, réunis et présentés par Yves di Manno, Flammarion, 2004.
Le progrès les livres…, in La Poésie française pour les nuls, Jean-Joseph Julaud, First, 2010.
Miracle, in Voix vives de méditerranée en méditerranée, anthologie Sète 2011, Bruno Doucey, 2011.
Ivresse, in Poètes français et marocains, anthologie, éd. Plyglotte-C.i.c.c.a.t., 2013.
Famine, in Ouvrir le XXIe siècle : 80 poètes québécois et français, Moebius et Les Cahiers du sens, 2013.
Chronique d’un bel aujourd’hui, in La colère, Les Cahiers du sens, 2013.
Demain, in Dehors, recueil sans abri, Éditions Janus, 2016.
Dans la chaleur blanche…, in 101 poèmes et quelques contre le racisme, Le Temps des Cerises, 2017.
Au premier baiser…, in Voix vives de méditerranée en méditerranée, anthologie Sète 2017, Bruno Doucet, 2017.

Publications de textes critiques ou/et de poèmes dans les revues :

– Action poétique, Arc en Seine, Arpa, Artpress, Association Saint Augustin, Aujourd’hui poème, Avis de passage.
– Bulletin des Bibliothèques de France.
– Cahier Critique de Poésie, Cahiers de l’archipel, Les cahiers de Tinbad, Les cahiers du sens, Les carnets d’Eucharis, Ce qui reste, Coup de soleil.
– Diptyque
– Europe.
– Faire part, Faites entrer l’infini, Formes poétiques contemporaines, Friches, Fusées.
– Gare maritime.
– L’Humanité.
– Il particolare, Imp Act, Impressions du Sud, Incartades, In’hui.
– Java, Journal de la Biennale Internationale des poètes en Val de Marne.
– Lelittéraire, Levure littéraire, Lieux d’être, Luxiotte.
– Le Moule à gaufres.
– Le Nouveau recueil, Nunc.
– Passage d’encres, Passages à l’act, Pastoralia, La Pensée, La Pensée de midi, Phréatique, Place de la Sorbonne, Poésie 1, Po&sie, Poésies en écritures, Poezibao, La Polygraphe, Polyphonies, Profession-spectacle.
– La Quinzaine littéraire, La Nouvelle Quinzaine littéraire.
– Réel, Recours au poème, La Règle du jeu, Rehauts, Remue.net, La Revue littéraire, La Revue des revues.
– Le Sac du semeur, La Sape, Sarrazine, Sitaudis, Secousse, Soleil et cendre, Sud.
– Thauma, Triages.
– Vagabondages.
– Zone sensible.


Pascal Boulanger sur le Web :

Trame : anthologie, 1991-2018, suivie de L’amour là, éditions Tinbad, 2018.
Pascal Boulanger : extraits de ses Carnets 2016-2018, sur le site Pileface.
De Tel Quel à Nunc, sur le site Pileface.
Poète d’aujourd’hui : Rencontre avec Pascal Boulanger, sur le site Pileface.